APOLLON



APOLLON, fils de Jupiter et de Latone, et frère de Diane. On l'appelait Phoebus au Ciel, parce qu'il conduisait le char du Soleil, traîné par quatre chevaux, et Apollon sur la terre. On le regardait comme le dieu de la poésie, de la médecine, de la musique et des arts : il se mit à la tête des neuf Muses, et habitait avec elles les Monts Parnasse, Hélicon, Piérus, les bords d'Hippocrene et du Permesse, où paissait ordinairement le cheval Pégase, qui leur servait de monture. Jupiter ayant foudroyé Esculape, qui avait ressuscité Hippolyte, Apollon tua les Cyclopes, parce qu'ils lui avaient fourni des foudres. Cette action le fit chasser du ciel ; et pendant cet exil, il se retira chez Admere, roi de Thessalie, dont il garda les troupeaux que Mercure vint lui dérober. Il voulut prendre son arc et ses flèches pour l'arrêter ; mais en vain, car Mercure les lui avait aussi volées. Après cela ne sachant que devenir, il alla avec Neptune faire des briques pour aider Laomédon à relever les murs de Troie, et n'en reçut aucun salaire. Lorsque les eaux du déluge de Deucalion furent retirées, il tua le serpent Python qui était né du limon de la terre, et qui désolait les campagnes. La peau de cet animal lui servit à couvrir le trépied sur lequel s'asseyait la Pythonisse ou la prêtresse pour rendre les oracles. Les lieux les plus fameux où ils se rendaient, étaient Delphes, Délos, Claros, Ténédos, Cyrrha et Patare. Son temple le plus renommé était à Delphes. Leucothoé, Daphné, Clytie et une infinité d'autres, furent les objets de sa passion. Le coq, l'épervier et l'olivier lui étaient consacrés, parce que ceux et celles qu'il avait aimés avaient été métamorphosés de la sorte. On le représente ordinairement tenant en sa main sa lyre, ou auprès de lui des instruments pour les arts, sur un char traîné par quatre chevaux, parcourant le Zodiaque.           

       

Voir Métamorphoses

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